Démarche :

Partir sans projet, sans esquisse. A l’aveugle, sans imaginer le tableau.

S’immerger avec le corps dans les traces laissées par un pinceau qui danse,

dans une matière qui se dépose, ondule, frissonne, se plisse,

dans un sol ou un ciel qui se soulève, se renverse ou vrille

et féconde dans ses creux les figures qui peuvent alors apparaître.

Se laisser surprendre.

 

« Il faut aller dans la matière se noyer et la comprendre par dedans. Les vraies pensées naissent en touchant. Il y a du spirituel dans les mains. Enfouie dans la matière, la pensée vient nous délivrer. L’esprit n’est pas le contraire du corps mais quelque chose qui sort de lui, volatil : il y a un lien invisible, un passage non vu entre les choses. J’aime prendre les pensées dans les mains, je suis un écrivain pratiquant. »
Valère Novarina